Se positionner en tant qu’auto-entrepreneur nécessite la réalisation de plusieurs formalités. L’entrepreneur devra enregistrer son entreprise, créer un compte bancaire professionnel, rechercher des locaux au besoin et souscrire à des assurances obligatoires ou facultatives selon le domaine et l’ampleur de son activité. Cet article vous parle des assurances à connaître en tant qu’auto-entrepreneur ainsi que de leur importance.
Le rôle des assurances dans le parcours des auto-entrepreneurs
Se lancer à son compte ouvre des perspectives enthousiasmantes, mais il ne faut pas se voiler la face : chaque étape s’accompagne d’aléas à anticiper et de responsabilités à gérer. L’indépendance rime souvent avec prise de risque, charge mentale et décisions à prendre parfois sans filet.
Pour éviter que le moindre imprévu ne mette en péril votre activité, il devient stratégique de s’appuyer sur des assurances adaptées. Celles-ci protègent non seulement votre entreprise, mais aussi vos biens et vos éventuels collaborateurs. Le site Resultats-services-publics.fr propose justement un ensemble de conseils pour vous épauler dans la structuration et le développement de votre projet entrepreneurial.
L’assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) : une assurance hautement recommandée
Impossible de faire l’impasse sur la responsabilité civile professionnelle lorsque l’on exerce en tant qu’auto-entrepreneur. Cette assurance prend le relais si, dans le cadre de votre métier, un client ou une tierce personne subit un dommage suite à une prestation ou à un problème lié à votre entreprise.
La RC Pro est rendue obligatoire dans certains secteurs, notamment la santé, le transport, le bâtiment ou encore le sport. Pour ceux qui évoluent ailleurs, elle reste vivement conseillée. En cas de défaillance, elle permet d’éviter de lourdes indemnisations à verser de votre poche à des tiers lésés. Difficile d’imaginer relancer son activité après avoir dû régler, sans filet, des frais élevés à la suite d’un accident ou d’une erreur professionnelle.
Les autres types d’assurance destinés à protéger les tiers en contact avec votre activité
Au-delà de la RC Pro, d’autres contrats existent pour sécuriser les personnes qui interagissent avec votre entreprise. Deux d’entre eux méritent une attention particulière : la garantie décennale et la protection juridique.
La garantie décennale concerne toutes celles et ceux qui interviennent dans la construction. Elle couvre les désordres majeurs pouvant survenir jusqu’à dix ans après la livraison d’un chantier. C’est un filet de sécurité pour votre client, mais aussi pour votre réputation : les défauts graves ne pardonnent pas dans ce secteur.
D’un autre côté, la protection juridique s’avère précieuse, même si elle reste facultative. Elle intervient lorsqu’un litige apparaît entre un prestataire et son client, ou un groupe de clients. Un différend commercial, un défaut de paiement, une incompréhension sur la prestation… L’assurance prend alors le relais pour défendre vos intérêts ou faciliter un règlement amiable.
Les assurances destinées à protéger vos biens et votre entreprise
Au quotidien, l’activité d’auto-entrepreneur soumet souvent le matériel, les locaux et les stocks à des risques variés. Différentes assurances permettent de limiter les dégâts en cas de coup dur. Voici les principales protections à envisager :
- L’assurance multirisque : elle protège l’entreprise en cas de sinistre comme un incendie, un cambriolage ou tout autre événement qui viendrait perturber sérieusement votre activité ;
- L’assurance automobile professionnelle : elle offre la garantie d’être remboursé si votre véhicule professionnel est endommagé ou si vos marchandises subissent des pertes lors d’un accident ;
- L’assurance en cas d’interruption temporaire d’activité : elle intervient si, à la suite d’un sinistre, vous êtes contraint de suspendre temporairement votre travail. Ce contrat vous aide à couvrir vos charges fixes, le temps de remettre la machine en route.
La différence entre l’assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) et l’assurance multirisque professionnelle (MRP)
On confond souvent RC Pro et MRP, alors que leur rôle n’est pas le même. Un point de repère utile : la RC Pro intervient chaque fois qu’un tiers subit un dommage du fait de votre activité. C’est elle qui prend en charge les réparations financières à verser aux personnes affectées par une erreur, une maladresse ou un oubli dans votre prestation.
La MRP, de son côté, s’attache à protéger votre entreprise en elle-même : locaux, matériel informatique, stocks… Elle prévoit des garanties contre l’incendie, le vol ou d’autres risques qui impactent directement vos biens professionnels. Certains contrats MRP incluent aussi des services annexes, comme l’assistance juridique, pour faire face à un litige avec un fournisseur ou un client.
En résumé, la RC Pro défend votre trésorerie face aux conséquences judiciaires, tandis que la MRP vise à préserver l’intégrité physique et matérielle de votre outil de travail.
Les erreurs à éviter lors de la souscription d’une assurance pour auto-entrepreneur
Se protéger, c’est bien. Encore faut-il ne pas tomber dans certains pièges au moment de choisir son contrat. Quelques écueils reviennent souvent : les repérer permet d’avancer l’esprit plus léger.
Première erreur courante : opter pour une assurance inadaptée. Il ne suffit pas de choisir la première offre venue. Prenez le temps de comparer les garanties, d’examiner les exclusions et de vous assurer que toutes vos activités sont effectivement couvertes. Trop d’auto-entrepreneurs découvrent trop tard qu’ils n’étaient pas protégés pour une partie de leur activité.
Autre piège : croire que la RC Pro suffit à tout couvrir. Si elle protège bien contre les dommages infligés à des tiers, elle ne suffit pas à elle seule pour vous prémunir contre les événements qui peuvent toucher directement votre entreprise ou vos biens. Enfin, soyez attentif au montant des franchises : d’un assureur à l’autre, elles varient et peuvent vite faire la différence en cas de sinistre.
Bien s’assurer, c’est choisir les garanties qui collent à la réalité de son métier, scruter les délais de carence et surveiller les franchises. Mieux vaut s’y pencher sérieusement maintenant, que devoir réparer les pots cassés au pire moment.
Quand on entreprend, on ne maîtrise jamais tout. Mais choisir avec soin ses assurances, c’est déjà reprendre la main sur ce qui compte.


