Cet article a été écrit par notre partenaire Cofinia par Marie-Andrée Giroux
Recevoir un courriel matinal annonçant une hausse de 25 % du coût de l’assurance collective pour toute l’équipe, sans explication, sans préambule, voilà ce qui m’est arrivé à deux reprises. À chaque fois, le scénario était identique : le courtier m’écrit, évoque l’augmentation liée aux réclamations du groupe, joint le formulaire à signer, puis promet de communiquer les nouvelles primes, employé par employé, une fois le tout validé.
L’efficacité, lorsqu’elle se traduit par ce genre de démarches expéditives, soulève forcément des questions. Tant que la rémunération des courtiers est calculée sur le montant total des primes, difficile de croire qu’ils aient intérêt à mener un examen minutieux avec chaque client. Moins on creuse, plus leurs revenus grimpent.
Pourtant, le jour où j’ai choisi d’aller au fond des choses, de demander des explications claires, tout a changé : réponses nettes, transparence, coopération. Ce simple geste d’implication a renversé le rapport.
Ce constat sert d’avertissement à tout chef d’entreprise : quand le temps manque, on accorde souvent moins d’attention à des postes comme l’assurance collective. Après des heures passées à jongler avec des simulations et à comparer les formules, je peux l’affirmer : rares sont les sujets aussi complexes à maîtriser.
Concrètement, pourquoi s’en soucier ? Un exemple pratique : un régime de base équivaut à peu près à 4 % de la masse salariale. Pour une entreprise avec une masse salariale de 1 million de dollars, c’est déjà 40 000 $ annuels. Ajoutez 25 % d’augmentation : 10 000 $ de plus à répartir entre employeur et employés.
L’assurance collective attire souvent les regards, mais elle n’est qu’une pièce du puzzle des avantages sociaux mis en place pour les équipes.
Pour mieux cerner les différents postes à surveiller, voici les composantes classiques à intégrer :
- Amélioration du régime de base (soins dentaires, optique, protections supplémentaires): compter environ 2 %
- Vacances selon l’ancienneté (4 %, 6 %, 8 %)
- Jours fériés (autour de 10 %)
- REER collectif ou RVER bientôt obligatoire (cotisations employeur : 0 % à 3 %)
- Retenues à la source (aux alentours de 11 %, variable selon l’activité)
- Formation (environ 1 % du budget)
- Congé de maladie ou mobile (1 jour représente 0,4 %)
- Indemnité à effet incitatif (variable, entre 0 % et 25 %)
- Programme d’aide aux employés et autres mesures complémentaires
En combinant ces éléments, c’est toute la rémunération globale qui se dessine. Un dispositif d’avantages bien structuré peut faire pencher la balance lors d’un recrutement. Sur un marché du travail tendu, chaque détail peut faire la différence.
Quelques semaines avant le renouvellement d’un contrat collectif, il devient pertinent de dresser le bilan de ce que coûte réellement la rémunération. Même un tour d’horizon rapide dessine les grandes lignes du sujet.
- Anticipez les besoins en personnel pour l’année qui arrive.
- Comparez le niveau de rémunération proposé avec celui du marché.
- Demandez l’avis des salariés sur leurs priorités ; il existe aujourd’hui des outils rapides pour ça, comme SurveyMonkey.
- Questionnez le courtier : parfois ajuster le partage des primes ou introduire un compte soins de santé flexible répond mieux à la diversité présente dans l’équipe.
- Obtenez des informations sur les crédits d’impôt disponibles, par exemple pour la formation ou l’embauche.
- Renseignez-vous sur les nouvelles obligations légales, comme le RVER obligatoire pour les structures de 20 employés et plus depuis fin 2016.
Globalement, les avantages sociaux s’ajoutent à près de 25 % du taux horaire de chaque salarié. Ce levier pèse lourd lorsqu’il s’agit de fidéliser ses équipes ou de renforcer la performance collective.
Marie-Andrée Giroux, FCPA, FCMA
Bachelière en administration des affaires et détentrice d’un titre comptable, Marie-Andrée Giroux a exercé ses compétences aussi bien en entreprise qu’en cabinet-conseil.
Elle intervient sur plusieurs fronts : pilotage financier, optimisation opérationnelle, mise en place de nouvelles méthodes de gestion, contrôle interne, ou encore accompagnement lors d’acquisitions et d’intégrations. Elle a su fédérer des équipes pluridisciplinaires, en comptabilité comme en technologie, sans jamais négliger les objectifs collectifs.
Son expertise en business intelligence offre aux décideurs des analyses structurées, des données modélisées, des solutions parfaitement ajustées. L’exigence ne la quitte jamais sur la qualité des livrables, le respect des délais et la satisfaction client. Impossible de la prendre en défaut.
Pour établir le contact avec elle, le plus simple reste de se rendre directement sur le site de Cofinia.



